La gastroscopie

 
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Afin que vous soyez clairement informé (e) du déroulement de cet acte médical, nous vous demandons de lire attentivement ce document d’information. Le médecin est à votre disposition pour vous exposer, en complément,toute autre précision que vous souhaiteriez.

Pourquoi choisir la gastroscopie ?

C’est actuellement l’examen de référence pour explorer l’œsophage, l’estomac et le duodénum. Elle permet de mettre en évidence d’éventuelles anomalies et de faire des biopsies (prélèvement d’un fragment de tissu pour l’étudier au microscope). En raison de ses performances inégalées pour mettre en évidence des anomalies œsophagiennes, gastriques ou duodénales, la gastroscopie ne peut pas être remplacée, en l’état actuel des connaissances, par un autre examen. Lorsqu’il est nécessaire de la pratiquer, la non réalisation de la gastroscopie peut avoir des conséquences préjudiciables sur votre santé en différant ou en méconnaissant un diagnostic potentiellement grave (ulcère, cancer).

Comment se préparer pour la gastroscopie ?

Durant les 6 heures précédant l’examen, il faut être à jeun strict (sans boire, ni manger) sauf avis contraire du médecin qui réalisera votre examen. Il est nécessaire de ne pas fumer (la cigarette augmente la sécrétion gastrique qui peut compliquer l’anesthésie).

Comment va se dérouler votre gastroscopie ?

L’examen utilise un appareil souple et fin appelé endoscope qui est introduit par la bouche ou par le nez, parfois après une anesthésie locale. Le plus souvent, vous êtes installé(e) couché(e) sur le côté gauche. L’examen n’est pas douloureux. Vous n’êtes pas gêné(e) pour respirer car l’endoscope ne va pas dans les poumons. En revanche il faut maintenir une respiration bien régulière durant toute la durée de l’examen afin de contrôler d’éventuelles nausées. Par ailleurs, vous devez éviter d’avaler votre salive, en la laissant s’écouler à l’extérieur de votre bouche sur une protection. Pendant l’examen, de l’air est insufflé pour déplisser les parois et peut vous occasionner des renvois d’air. D’éventuels prélèvements sont réalisés si votre médecin le juge nécessaire.

Entre chaque patient et suivant la réglementation en vigueur, l’endoscope est désinfecté et les accessoires utilisés sont, soit détruits comme les pinces à biopsie ou les aiguilles (matériel à usage unique), soit stérilisés.Ces procédures font référence pour prévenir d’éventuelles transmissions d’infections.

Pour améliorer la tolérance de l’examen, une anesthésie générale peut être programmée. Il est alors de la compétence du médecin anesthésiste-réanimateur de répondre à vos questions relatives à sa spécialité.

Quelles complications peuvent survenir pendant ou après l’examen ?

Outre les complications propres à l’anesthésie, tout acte médical, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Les complications de la gastroscopie sont exceptionnelles. Ce sont en particulier: la perforation, l’hémorragie, les troubles cardio-vasculaires et respiratoires, et l’infection.

Dans les conditions de nettoyage, désinfection et stérilisation validées et recommandées par la Société Française d’Endoscopie Digestive, aucun cas de transmission d’infections virales (hépatite B, hépatite C, SIDA…) n’a jamais été décrit.

Les complications peuvent nécessiter une hospitalisation. Elles peuvent être favorisées par vos antécédents médico-chirurgicaux ou par la prise de certains traitements. Il sera important de bien donner l’ensemble de ces informations à votre médecin avant l’examen.

Toutes ces complications apparaissent le plus souvent lors de l’endoscopie, mais peuvent également se révéler quelques jours après l’examen (douleurs abdominales et du thorax, vomissements, sang rouge dans les selles et/ou selles noires, toux, fièvre, frissons…).

Il est alors très important de contacter immédiatement le médecin et/ou l’anesthésiste qui se sont occupés de vous.

En cas d’impossibilité de les joindre, il faut prendre contact très rapidement avec votre médecin traitant, ou en cas de doute, composer le numéro téléphonique 15.